Il y a quelque temps j'ai eu un échange assez long sur Facebook avec un pasteur baptiste. La conversation qui était respectueuse et courtoise concernait l'interprétation du verset suivant de Paul aux Corinthiens :

1 Corinthiens 13 : 10

10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.

 

VOICI DEUX THÉOLOGIES DIFFÉRENTES

Comme le disait mon frère baptiste, l'interprétation de ce verset est cruciale. En effet, en fonction de notre lecture, on arrive à deux théologies complètement différentes : le cessationisme et le continuisme. Ce pasteur comprend ainsi que les langues, la prophétie et la connaissance sont abolies, c'est-à-dire cessent. Ces trois dons de révélation représentent l'ensemble des dons qui eux aussi seront abolis, avec en toute fin seule l'amour qui subsiste. Et il faut le reconnaître, c'est bien ce que dit l'apôtre Paul dans ce passage, les dons, la foi et l'espérance cesseront. La question n'est pas s'ils cessent ou non, la question est quand ? À quel moment les dons cesseront? Pour les « cessationistes » les dons cessent à la clôture du canon biblique. Ainsi, pour un certain nombre de chrétiens, les langues, la prophétie, la parole de connaissance et les autres dons comme les miracles et les guérisons ne concernaient que les apôtres du premier siècle. Pour les continuistes, les dons cesseront à la fin des temps, car ils ne seront plus nécessaires dans le ciel, dans le parfait de Dieu.

Voici notre position

Si vous écoutez Enseignemoi Canal International depuis quelque temps, vous aurez compris que notre position est continuiste. Nous croyons que les dons sont pour nous aujourd'hui et que nous en avons grandement besoin pour accomplir le plan de Dieu pour notre vie.

La conversation avec le pasteur baptiste n'en finissait pas, il avait toujours un argument pour plaider en faveur du cessationisme.

Le problème avec ce genre de théologie est que l'on ne part pas de ce dit la Bible de manière explicite, mais on essaye de deviner entre les lignes et de faire dire au texte ce qu'il ne dit pas. Il est nécessaire de reconnaître ici que Paul dit bien que les dons vont cesser, mais ne dit pas explicitement quand. Il ne dit pas que c'est à la fin de la rédaction du canon, et pour avoir une certaine rigueur herméneutique il ne dit pas ouvertement que c'est à la fin des temps.

Il ne faut jamais construire une doctrine sur un passage qui n'est pas 100% clair.

Ce passage n'a pas pour but de parler de continuisme ou cessationisme, mais de la supériorité de l'amour, un point c'est tout. La position cessasioniste ne peut pas être justifiée par ce seul verset. De plus, aucun autre passage de l'Écriture ne va dans ce sens, au contraire, quand Jésus parle de miracle, de puissance et de révélation à ses disciples, il s'adresse aussi à nous.

La pensée du jour est donc celle-ci : quand on interprète rapidement un passage, cela peut avoir des conséquences théologiques regrettables. Il faut donc être prudent et faire preuve d'humilité pour ne pas s'égarer.

Limitons-nous à ce que la Bible dit d'une manière claire et formelle, et mettons ces choses en pratique !

Matthieu 28 : 20

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

Aimez Dieu et aimez votre prochain comme vous même (Mt 22:37-39) ! Le message est clair et il faut le faire ! Aimez même vos ennemis (Mt 5:44) ! Pardonnez, comme le Père vous a pardonné (Mt 6:14-15) !

Ne soyez pas de ce genre de chrétiens qui veulent discuter de choses théologiquement complexes alors qu'ils ne mettent pas en pratique les choses simples de la Parole de Dieu. N'essayez pas de lire entre les lignes ou de deviner ce que la Bible ne dit pas, mais appliquez-vous à être trouvés, par lui, sans tache et irréprochable dans la paix.

2 Pierre 3 : 14

14 C'est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix.