CONNAITRE L’ONCTION ET LA RESPECTER


L’Eglise est le corps du Christ. Les chrétiens sont les membres de ce corps. Chacun des membres est indispensable à tout le corps. Pour conduire l’Eglise, Dieu a établi des leaders chargés de le faire : il s’agit de l’apôtre, du prophète, de l’évangéliste, du pasteur et du docteur.


L’apôtre est un envoyé chargé d’implanter lui-même et/ou de coordonner ou de diriger l’implantation d’églises. Il est représenté par le pouce de la main. Le prophète, lui, indique le chemin, la voie à suivre par le peuple de Dieu. Il est symbolisé par l’indexe. L’évangéliste élève l’étendard de Dieu par l’annonce de la Parole de vérité. Son onction domine les idoles qu’il rencontre ou auxquelles il est confronté. C’est le mangeur. Le pasteur est comme la femme qui éduque les enfants et les amène à la maturité. Il receuille dans son église les convertis que lui envoit l’évangéliste. Il lui faut un cœur bon, disponible et persévèrant car les enfants généralement turbulants. C’est l’annulaire. Le docteur, lui, décortique et révèle les choses cachées dans la Parole de Dieu. Il est représenté par l’auriculaire.


Nous devons reconnaître l’onction qui se trouve en chacun de ces leaders et leur accorder un profond respect à cause de cette onction. Sans l’aide de ces serviteurs que le Seigneur lui-même a établi pour l’édification de son église, nous ne pourrons pas ressembler à Christ. Chaque leaders a quelque chose de précieux à donner que les autres n’ont pas.
L’onction qui est sur eux est sacrée. C’est le sceau du Saint Esprit et à ce titre, nous devons honorer le contenu, c'est-à-dire l’onction, et le contenant, c'est-à-dire le serviteur de Dieu. En ne le faisant pas nous nous opposons au Saint Esprit.


De plus en plus, les gens manquent de respect à ceux que Dieu a établis alors que sa Parole est sans équivoque à ce propos : «Mais il ne permit à personne de les opprimer, Et il châtia des rois à cause d'eux : ne touchez pas à mes oints, Et ne faites pas de mal à mes prophètes ! » (1 chroniques 16 : 21-22 ; Psaume 105 : 14-15). Lorsque le chatîment vient de Dieu lui-même, personne sur terre, sous la terre, ou dans les cieux ne peut être d’aucun secours. La seule façon de ne pas subir le chatiment c’est de ne pas offenser l’onction. Dieu est Père, Fils et Saint Esprit. Il y a donc trois personnes en Dieu. Mais chacun d’eux a son caractère. Le caractère est un attribut qu’on ne peut changer. L’onction qui repose sur les serviteurs de Dieu est, disions-nous, le scaeu du Saint Esprit. Or, comme le dit la Parole, le Saint Esprit ne pardonne pas lorsqu’on pèche contre lui : « Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu'ils auront proférés ; mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n'obtiendra jamais de pardon : il est coupable d'un péché éternel » (Marc 3 : 28-29).


Tout au long de la bible, de nombreux exemples montrent les chatîments subits par diverses personnes qui n’avaient pas respectées l’onction des serviteurs de Dieu et par conséquent le Saint Esprit. Ces chatîments ont été constatés dans l’ancien testament (temps de la loi) comme dans le nouveau testament (le temps de la grâce).


Marie, la grande sœur de Moïse a été frappée de lèpre par Dieu parce qu’elle avait critiqué Moïse, elle et Aaron (Nombre 12 : 1-12). En fait, les deux auraient pû appeler Moïse en réunion familiale par exemple pour lui dire respectueusement ce qu’ils lui reprochaient. Malheureusement, ils n’ont pas suivi cette voie. Il est écrit : «Marie et Aaron parlèrent contre Moïse au sujet de la femme éthiopienne qu'il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne. Ils dirent : Est-ce seulement par Moïse que l'Éternel parle ? N'est-ce pas aussi par nous qu'il parle ? Et l'Éternel l'entendit. Or, Moïse était un homme fort patient, plus qu'aucun homme sur la face de la terre. Soudain l'Éternel dit à Moïse, à Aaron et à Marie : Allez, vous trois, à la tente d'assignation. Et ils y allèrent tous les trois. L'Éternel descendit dans la colonne de nuée, et il se tint à l'entrée de la tente. Il appela Aaron et Marie, qui s'avancèrent tous les deux. Et il dit : Écoutez bien mes paroles ! Lorsqu'il y aura parmi vous un prophète, c'est dans une vision que moi, l'Éternel, je me révélerai à lui, c'est dans un songe que je lui parlerai. Il n'en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle dans toute ma maison. Je lui parle bouche à bouche, je me révèle à lui sans énigmes, et il voit une représentation de l'Éternel. Pourquoi donc n'avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ? La colère de l'Éternel s'enflamma contre eux. Et il s'en alla. La nuée se retira de dessus la tente. Et voici, Marie était frappée d'une lèpre, blanche comme la neige. Aaron se tourna vers Marie ; et voici, elle avait la lèpre.


Koré, Dathan, Abiram et des personnes qu’ils entraînèrent avec eux se révoltèrent contre Moïse, l’oint de Dieu. Ils périrent tous (Nombres 16 : 28-35) : « Moïse dit : A ceci vous connaîtrez que l'Éternel m'a envoyé pour faire toutes ces choses, et que je n'agis pas de moi-même. Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s'ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n'est pas l'Éternel qui m'a envoyé ; Si ces gens meurent comme tous les hommes meurent, s'ils subissent le sort commun à tous les hommes, ce n'est pas l'Éternel qui m'a envoyé ; mais si l'Éternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu'ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l'Éternel. Comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit. La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens. Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l'assemblée. Tout Israël, qui était autour d'eux, s'enfuit à leur cri ; car ils disaient : Fuyons, de peur que la terre ne nous engloutisse ! Un feu sortit d'auprès de l'Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum ».


Des enfants se moquèrent d’Elisée. Celui-ci les maudit et ils meurent, dévorés par des lions (2 rois 2 : 23-24) : « Il monta de là à Béthel ; et comme il cheminait à la montée, des petits garçons sortirent de la ville, et se moquèrent de lui. Ils lui disaient : Monte, chauve ! monte, chauve ! Il se retourna pour les regarder, et il les maudit au nom de l'Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants ».
Elisée maudit Guéhazi son serviteur qui avait menti sur lui pour pouvoir récupérer des richesses avec Naaman (2 rois 5 : 21- 27) : «Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit : Tout va-t-il bien ? Il répondit : Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire : voici, il vient d'arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d'Éphraïm, d'entre les fils des prophètes ; donne pour eux, je te prie, un talent d'argent et deux vêtements de rechange. Naaman dit : consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d'argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs. Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent. Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent. Puis il alla se présenter à son maître. Élisée lui dit : D'où viens-tu, Guéhazi ? Il répondit : Ton serviteur n'est allé ni d'un côté ni d'un autre. Mais Élisée lui dit : Mon esprit n'était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l'argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des boeufs, des serviteurs et des servantes ? La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d'Élisée avec une lèpre comme la neige ».


Rachel mourut en couche. Elle avait volé des idoles de son père. Jacob fut accusé et maudit celui qui avait volé les idoles, ne sachant pas que c’était sa femme Rachelle (Genèse 31 : 19 ; 24 ; 30 ; 32) : « Tandis que Laban était allé tondre ses brebis, Rachel déroba les théraphim de son père… Mais Dieu apparut la nuit en songe à Laban, l'Araméen, et lui dit : Garde-toi de parler à Jacob ni en bien ni en mal ! ...Maintenant que tu es parti, parce que tu languissais après la maison de ton père, pourquoi as-tu dérobé mes dieux ?... Mais périsse celui auprès duquel tu trouveras tes dieux ! En présence de nos frères, examine ce qui t'appartient chez moi, et prends-le. Jacob ne savait pas que Rachel les eût dérobés ».


Pharaon prit Saraï la femme d’Abram chez lui, croyant qu’elle était la sœur d’Abram, ce dernier lui ayant laissé croire. L’Eternel le frappa (Genèse 12 : 17) : « Mais l'Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram. Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré que c'est ta femme ? Pourquoi as-tu dit : C'est ma soeur ? Aussi l'ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t-en ! Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait ». La même chose arriva à Abimélec (Genèse 20 : 7 ; 17).


Dans le nouveau testament (période de la grâce), Bar Jésus s’oppose à Paul, un autre oint de Dieu. Il fut frappé d’aveuglement (Actes 13 : 6-12) : « Ayant ensuite traversé toute l'île jusqu'à Paphos, ils trouvèrent un certain magicien, faux prophète juif, nommé Bar Jésus, qui était avec le proconsul Sergius Paulus, homme intelligent. Ce dernier fit appeler Barnabas et Saul, et manifesta le désir d'entendre la parole de Dieu. Mais Élymas, le magicien, -car c'est ce que signifie son nom, -leur faisait opposition, cherchant à détourner de la foi le proconsul. Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint Esprit, fixa les regards sur lui, et dit : Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l'obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur ».


Paul prononce une sentance de mort pour un chrétien qui vivait avec la femme de son père : « On entend dire généralement qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et une impudicité telle qu'elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c'est au point que l'un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'avez pas été plutôt dans l'affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous ! Pour moi, absent de corps, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé, comme si j'étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus ».


Ces exemples ne sont pas exhaustifs mais donne un aperçu des péchés ontre le Saint Esprit, c'est-à-dire l’onction. Ainsi, on peut vouloir mentir au Saint Esprit : Actes 5 :3 « Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur, au point que tu mentes au Saint Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? ». Vous pouvez l’attrister : Ephésiens 4 :30 « N'attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption ». Vous pouvez aussi tenter le Saint Esprit : actes 5 :9 « Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront ». Vous pouvez lui résister : actes 7 : 51 « Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d'oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi ». Vous pouvez outrager le Saint Esprit : hébreux 10 :29 « de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? ». Vous pouvez blasphémer contre le Saint Esprit : Mathieu 12 :31.

Frères et sœurs, Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion (Ezékiel 33 :11). Connaissons l’onction et honorons-la. Lorsque nous le faisons, nous avons la sécurité et les bénédictions. Dans le cas contraire, nous sommes maudits. Prenez cet enseignement au sérieux et vivez les conseils qui s’y trouvent. Respectons les hommes et les femmes que Dieu a établis pour nous conduire.

 

Prophète Emmanuel Sawadogo