Le texte de base est tiré de 2 Pierre 3 : 18 «Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l'éternité ! Amen ! ».

Ce texte marque les dernières paroles de Pierre qui invitent les chrétiens à la croissance spirituelle ; ceci pour dire qu’il est un devoir pour tout chrétien de croître spirituellement. Même si Dieu a sa part de responsabilité, chaque chrétien aussi doit jouer sa partition. Le chemin qui mène à la croissance spirituelle passe par la rupture avec le christianisme au rabais. Ainsi, nous devons rompre avec tout comportement qui ne traduit pas l’image du Christ, tels que le mensonge, la corruption, etc. Nous devons être enracinés dans les fondements qui sous-tendent le processus de la croissance spirituelle.

D’abord, il faut que chacun soit au clair avec son sauveur, c’est-à-dire être assuré de son salut. Mais comment peut-on parler de croissance spirituelle à quelqu’un qui ne connait pas Christ ? Il faut en premier qu’il sache que Christ seul est le seul sauveur et le reçoive comme tel et tous, nous devons nous convaincre que la Bible n’est pas un roman, elle ne contient pas la Parole de Dieu mais elle est la Parole de Dieu.

Le deuxième élément fondamental est de connaître et comprendre la finalité de la Mort et de la Résurrection du Seigneur Jésus. Sa mort à la croix est expiatoire, c’est-à-dire qu’elle efface les péchés. C’est en faisant appel à son nom que nous sommes sauvés comme l’atteste Jean 3 : 16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »

Le troisième élément est de changer de vie car on change de Maître dès que l’on croit en Christ. Le changement de Maître ne signifie pas seulement le changement de nom. Cela implique le changement de manière de vivre comme le recommande Mathieu 3 : 8 « Produisez donc du fruit digne de la repentance ».

En réalité il faudrait même aller au-delà de la repentance qui se limite aux simples remords sur ses péchés pour arriver à une vraie conversion qui consiste à tourner dos au péché. Ainsi, lorsque l’on donne sa vie à Jésus, on doit marcher selon Jésus. Vouloir grandir spirituellement et refuser de marcher selon Jésus est impossible. En effet, Jésus Christ est le Cep et nous sommes les sarments.

A ceux qui sont nés dans une famille chrétienne, ce fait ne suffit pas pour avoir le salut. Il leur faut faire un engagement personnel pour connaître Christ et le recevoir en tant que leur Sauveur et Seigneur. Il convient de souligner que les tares de notre culture ainsi que nos propres tares constituent des freins à notre développement spirituelle et mais aussi social et matériel.

En effet, le salut tel que prôné par la Bible est intégral c’est-à-dire qu’il doit toucher le corps, l’âme et l’esprit du chrétien. Mais lorsque l’on examine Deutéronome 28 et la vie de plusieurs chrétiens, on est tenté de croire que ces derniers sont sous la malédiction. Et en lisant Jean 3 :16 c’est comme si l’Afrique est exclue de cet Amour. Pourtant nous ne sommes pas un peuple maudit.Nous sommes enclins à regarder aux autres et à développer en nous la culture du pauvre, alors que nous sommes riches et autant bénis que les autres. C’est pourquoi les pasteurs doivent travailler à corriger cela ; car celui qui connait bien la Bible,sait qu’elle nous apprend que le Christ nous apporte un salut intégral (conf. Luc 4 :18).

Mais nous devons aussi savoir que la Bible précise que le salut intégral obéit à des principes dont l’obéissance à la Parole. Et c’est ce volet qui reste méconnu de beaucoup de chrétiens et les frappe comme malédictions.

A titre d’exemple, référons-nous à la pratique de la dîme au temps de l’Ancien Testament où on relevait trois (3) types de dîmes :

- 1er type de dîme : Lévitiques 27 : 30, Nombres 18 :21
- 2èmetype de dîme : une fois/an: Deutéronome 14 :23
- 3èmetype de dîme : tous les 3 ans : Deutéronome 14 :28-29 ; Deutéronome 26 : 12

(NB. De nos jours les pasteurs ne doivent pas exiger de leurs fidèles trois dîmes car cela ne concernait que l’ancien testament).

Le non-respect de ces dîmes entraînait comme conséquences des malédictions car tant qu’il y’a désobéissance, il y’a malédiction. Saül par exemple a perdu sa royauté lorsqu’il a désobéi à Dieu.

Au titre des tares qui minent les africains, on peut relever les quelques aspects suivants :

- L’effet de la mode : la télévision par exemple est devenue une culture alors qu’elle n’est pas innocente. Ainsi, nombreux sont les chrétiens qui sont gagnés par des esprits maléfiques rien qu’en regardant certains feuilletons mondains.
- Le désir de facilités conduit à imiter autrui sans discernement et on est ainsi pris dans le piège du péché.
- La folie des grandeurs amène beaucoup de chrétiens à vivre au-dessus de leurs moyens ; c’est pourquoi les réjouissances et autres fêtes que chérissent tant les africains sont des causes de défaites.
- Le manque de planification nous amène à vivre dans l’improvisation et à naviguer à vue.

Que chacun s’applique à connaître les principes bibliques et à travailler à changer sa manière de vivre, à être une lumière en vue d’être une source de bénédiction pour les autres. Dans cette perspective, à l’exemple de Paul qui a souvent appelé à prier pour lui, on ne doit pas avoir honte de demander de l’aide en faisant recours à des personnes ointes pour être délivré des comportements ci-dessus relevés.

Pasteurs et chrétiens sont instamment invités à briller par leur croissance spirituelle grâce à leur connexion parfaite avec Christ à travers sa parole. Là où tout semble mal aller, le chrétien doit faire la différence en vivant pleinement.


Message du Dr. Zacharie DELMA
résumé par la Rédaction